Amelie KIEFFER
L’ancienne brasserie Schützenberger, un nouveau souffle pour Schiltigheim
Le projet s’appuie sur trois échelles de projet différentes ainsi que sur trois leviers d’action, appelés « stratégies », distincts mais complémentaires.
Premièrement, l’analyse à l’échelle urbaine permet d’ancrer les réponses urbaines et architecturales dans le contexte environnant, assurant ainsi la réintégration du site à la ville. Ainsi, à partir de l’analyse urbaine, trois stratégies de projet sont identifiées et permettent de guider la réflexion menée, à savoir : la stratégie patrimoniale, la stratégie programmatique et la stratégie paysagère.
Dans un second temps, l’analyse à l’échelle du site aboutit à la proposition d’une réorganisation de ce dernier, basée sur la confrontation entre les contraintes imposées par l’existant et les trois stratégies identifiées. La priorité est donnée au déjà là auquel des propositions d’usages sont associées en fonction des caractéristiques du bâti considéré.
Finalement, le Centre d’Interprétation du Patrimoine Brassicole Schilikois (CIPBS) est détaillé à l’échelle architecturale. Ce dernier s’implante dans la partie la plus patrimoniale du site, à savoir, entre autres, la salle de brassage, classée au patrimoine des monuments historiques. Le choix de détailler cet espace en particulier est motivé par l’emplacement même du CIPBS. Ce dernier constitue une réelle rotule urbaine au niveau du site Schützenberger mais présente aussi un fort caractère patrimonial, directement conféré par le bâti dans lequel il s’implante.
Le projet a pour ambition de faire de la friche Schützenberger un réel symbole de la Cité des brasseurs. De fait, sa nouvelle organisation respecte les traces de son fonctionnement passé tout en l’ouvrant à la ville pour que ce site emblématique devienne un nouveau cœur de ville pratiqué par toutes et tous.


















